quarta-feira, 23 de fevereiro de 2011
Acabamentos
Eleanor Kaufman
ps: olha, a filosofia contemporânea- sobretudo francesa pós-estruturalista, mas não só- é: Fenomenologia do Espírito de Hegel e rabinismo (s).
Jacob Taubes, The political theology of Paul.
http://www.cismor.jp/en/publication/jismor/documents/r002000040002.pdf
Profetas do negativo
domine les Anges esplendides, êtres de glace et de flammes, qui s'assemblent en saintes processions par milliers et par myriades, les vastes plaines du ciel, l'étendue du firmament, l´épaisseur des ténèbres, les altitudes majestueuses des régions éthérées, les sphères enflammées, les vagues de la mer, les cimes altières, les infinies immensités,
Et pourtant, Tu mendies la louange des hommes de chair et sang, de souffle et de néant, herbe desséchée, ombre fugitive, fleur qui se fane, aux actes moisis, aux colères insatiables, séparés de la vérité, vides de droiture, et que l'on apelle: rien. ( grifo meu)
Et c'est cela ta Louange!"
Lamentações, Jeremias, xxxiii.
"Un thème en majeur s'appuie sur un foisonnement rare d'expressions de la joie, de l'allégresse, de la jubilation, (...), de la rédemption , de l'épanouissement. (...) Mais cette haute et somptueuse richesse de l'accomplissement est tissée (...) dans un thème en migneur , aussi diversifié dans son âpreté que l'autre dans son jaillissement: larmes, pleurs; (...) cortège de l'aveugle, du boiteux, de l'épuisé; deuil, tombeau. (...) Le thème de la tristesse ne se renverse pas en celui de la joie; il le soutient, l'informe. Aucune larme n'est tarie, aucune souffrance n'est éteinte (...); mais dans le reflet de chaque larme, un pouvoir d'activité; dans chaque souffrance, une leçon(...). Il ya a, dans chaque tombe, un éveil. Polarité que éclaire toutes les autres, et qui se projette une derniére fois dans les interférences du verset 24: saitiété de l'âme fatiguée; plénitude de l'âme vide".
André Neher, Jeremias.
"If a man had ever before the eyes of his mind the remembrance of death and of the final eternal judgment, and of the pains and torments of the lost souls, certain it is that he would never have a will to sin or to offend God. And if it were possible for a man to have lived from the beginning of the world until now, and in all that time to have endured every kind of adversity, tribulation, grief, sorrow and affliction, and so to die, and then his soul go to receive the eternal bliss of heaven, what harm would he have received from all the evil which he had endured during all that time past?
Again, if for the same space of time a man had enjoyed every king of earthly pleasure and consolation, and then, when he came to die, his soul were to fall into the eternal torments of hell, what would all the good things profit him which he had enjoyed in the time past?"
Fioretti São Francisco, Sobre a Morte, Fra Ugolino da Santa Maria
"The Hassidim tell a story about the world to come ( messianic world) that says everything there will be just as it is here. Just as our room is now, so it will be in the world to come; where our baby sleeps now, there too it will sleep in the other world. And the clothes we wear in this world, those too we will wear there. Everything will be as it is now, just a little diferent".
Walter Benjamin.
"(...) Rather than insisting on the separation between the Christian and the Jew, Agamben tries to show that Pauls does not merely divide Jew from Not-Jew but also make others divisions, such as that between spirit and flesh. What ensues in this fashion is a whole series of divisions such that there is always a remainder, always something that is no clearly divisible into one category or another. Agamben links this notion of the remainder to the way Christ's coming renders the old law inoperative. Indeed, this insistence on the positive side of inoperative is not simply death, but a force of suspension of life that might be said to enhance life by the very proximity it opens to the space of the negative. This force os suspension might be translated, to evoke a phenomenological resister that is not exactly Agamben's, as a structure of perception that is able to look unflinchingly upon seemingly negative states- death, stuckness, immobility, inertia- and take away from this encounter a potential for transformation. At issue is thus not simply the negative or death, nor is it the liminal space between life and death, but it is the perceptual encounter with that negative space from another space that is distinct from it".
Eleanor Kaufman, The Saturday of Messianic time.
Fundamental , em uma época narcisista e consumista- niilista?- como a nossa, reler estes autores messiânicos, entre os quais se incluem os profetas; avatares de uma experiência radical do negativo como necessária condição para o salto messiânico ( pequena diferença, como citada por Benjamin a propósito da anedota contada por Ernst Bloch): uma diferença hermenêutica, não substancial.
terça-feira, 15 de fevereiro de 2011
Este blog não se danou
domingo, 29 de agosto de 2010
Escuta, Israel

Le voyage
"Il est d'abord à ses propres yeux un départ et un arrachement à la banalité. Par lui se produit une rupture dans le tissu ordinaire du temps, et il ne vaut como voyage que s'il est exceptionnel, exaltant et joyeux. Non qu'il soit joyeux d'être exceptionnel: il doit être l'exception de la trame quotidienne pour être voyage et non routine, affaire ou nomadisme: c'est ensuite de son être de voyage que se tire la joie que tous connaissent et que tous se promettent d'un grand voyage qu'ils entreprennent.
Mais le voyage le plus libre, le plus heureux, le plus ébloui de soi-même, n'est-il pas celui où le Voyageur procède lui-même à sa propre iniciation, à son propre travail de libération, de création et d'ebchantement? Le voyage le plus étonnant et le plus fécond à la fois n'est-il pas celui qui dessine son itinéraire en le déployant et qui l'invente par le voyage même? Celui-ci devient alors sa propre finalité et il trouve son fondement dans le mouvement même qui le définit: il trouve alors en lui-même et sa jouissance et sa justification. N'est-ce pas la structure même du voyage de l'être?"
Robert Misrahi
"Prenez garde que votre coeur ne cède à la séduction, que vous ne deveniez infidèles, au point de servir d'autres dieux et de leur rendre hommage. La colère du Seigneur s'allumerait contre vous, il défendrait au ciel de répandre la pluie, et la terre vous refuserait son tribut, et vous disparaîtrez du bon pays que l'Eternel vous destine".
Deuteronômio, 16-17
"Mais l'homme est aussi l'irruption de Dieu dans l'être ou l'éclatement de l'être vers Dieu; l'homme est rupture de l'être où se produit le donner, les mains pleines au lieu de luttes et rapines; d'òu l'idée d'élection qui peut se dégrader en orgueil mais qui originairement exprime la conscience d'une assignation irrécusable dont vit l'éthique et par laquelle l'irrécusable de l'assignation isole le responsable.(...) Le prescriptif de la Révelation juive, dans son obligation impayable, n'en est-elle pas la modalité même? Obligation impayable, brûlure ne laissant même pas de cendre qui serait encore, à un titre quelconque, substance reposant sur elle-même; toujours éclatement du 'moins', incapable de contenir le 'plus' qu'il contient: sous forme de 'l'un-pour-l'autre"
Levinas, L'au-delà du verset
"L'expérience du désert , c'est aussi l'écoute, l'extrême écoute".
Edmond Jabès, Traité Avot I
quinta-feira, 26 de agosto de 2010
Idolatria


"Ce que l'idole travaille en effet a résorber, c'est précisément cet écart et le retrait du divin... Subvenant l'écart et le retrait du divin, l'ídole met à disposition le divin, l'aaaure et à la fin, le dénature. Son ahchèvement achève mortellement le divin. L'idole tente de nos approcher du divin, et de nous l'approprier ( grifo meu): parce qu'il craint l'atheísme, l'adorateur met la main sur le divin dans la forme d'un dien; mais cette prise en main perd ce qu'elle saisit: ne lui reste qu'une amulette trop bien connue, trop maniable, trop assurée.. L'idole manque la distance qui identifie le divin comme tel-comme ce qui ne nous appartient pas, mais nous advient"( grifo meu).
Jean Louis Marion, L'idole et la distance, Grasset.
Do erotismo
" O propósito deste ensaio, Meditações eróticas, é apresentar a démarche lévinaisiana segundo um ângulo que pode arecer surpreendente mas que de fato é um dos centros de sua problemática. O erotismo como estrutura "visível-invisível" est é uma revlução e uma subversão da corrente fenomenológica tal como se encontra em Hesserl e Heidegger em particular, dignos continuadores da filosofia tal como esta se apresenta desdobrada desde Platão como exibição radical do ser em sua plena luz ( nota minha: desvelamento, manifestação a ).
De maneira geral, é aceito como evidente a idéia que o conhecimento forçosamente desvela, exibe, traz à luz, ao dito e ao escrito, as coisas ocultas.
A obra de Lévinas nos recorda que nosso conhecimento nasce do dia e da noite, da transparência e da opacidade, da manifestação e do secreto. Há neste filósofo uma espécie de elogio da sombra
( diria antes: do chiaroscuro), para retomarmos o belo título de um livro de Léon Chestov editado em Atenas e Jerusalém, e que resume bem:
"Os fins da filosofia. Os filósofos aspiram a 'explicar' o mundo, de forma a que tudo se torne claroe transparente e que a vida não contenha mais nenhum ( ou o menos possível)de misterioso". Não seria necessário antes se empenhar em mostrar que isto mesmo que parece aos homens claro e compreensível é estranhamente enigmáticoe misterioso?Não seria necessário esforçar-mko-nos para nos libertarmos e libertar os outros do poder dos conceitos, cuja clareza dstrói o mistério? As fontes do ser estão em efeito no que se vela, e não no que está à descoberto"
(...) Meditações eróticas é ecrito em um primeiro tempo à margem da problemática ética para sublinhar uma estrutura ontológica que funda a própria ética. Pareceu-nos fecundo apresentarab aobra de Lévinas a partir da problemática do erotismo, que funciona já como um meio dinâmico no conjunto desta filosofia cuja complexidade e riqueza restam ainda a descobrir.
A dualidade erótica do "visível-invisível" não seria talvez estrangeira à dupla referência filosófica na qual se move Lévinas. Certo, o grego que, como o diz Michel Serres, "nos impulsiona em direção á clareza, dela farlando inesgotavelmente até a destruição das coisas", mas também a judia, que conduz à sombra do secredo em retração nas letras carrées do texto bíblico e talmúdico.
O pudor do erótico é também uma maneira de se retirar do Saber; um estado de 'je ne sais quais" metodológico e quase ontológico, pois corolário de uma compreensão do ser em termos de movimento e perfecibilidade. (...) Assim, Lévinas introduz o termo de "caresse", espécie de anti-conceito que abre ao questionbamento, modalidade erótica da linguagem, retração do saber, abertura ao próprio futuro"
Marc-Alain Ouaknin, Méditations érotiques
"Lorsqu'a Abraham eut atteint quatre-vint-diz-neuf ans, Dieu apparut et lui dit: 'Je suis le ChaddaÏ, marche devant moi et sois parfait".
Dieu se présente comme El Chaddaï.
Dieu n'as pas un Nom, il a des Noms. Et même ces Noms ont des Noms. Le Nom de Dieu n'est pas son Nom, mais la manière dont il propose à l'homme de le concevoiur dans telle ou telle situation. Le Nom est ici du côté du nommant et non du nommé. Le Nom de Dieu est un Nom-pour-l'homme.
Le Talmud donne plusiers explications du nom Chaddaï. Celle-ci nous semble essentielle: Chad signifie le sein d'une femme; ChaddaÏ "mes seins". Parole d'une femme qui parle de son propre corps. Mais ses seins ne son pas exposés dans une vision nue, directe; ils sont recouverts par un voile, non pour les cacher mais pour les faire entrer dans le registre dans la trasnecandence du visible-invisible.
Le seins de femme derrière un voile est cette vision même que le Cohen Gadol ( le grande prêtre) se 'permet d'avoir' de jour de Youm Kipour, dans le lieu le plus sacré, dans le temps le plus sacré.
étrange!]Le Dieu-Chaddaï annonce que ce dont il va être question sera do registre du "visible-invisible",de la transcendence et de l'érotisme"
Marc-Alain Ouakin
"La caresse est un mode d'être du sujet, où le sujet dans le contact d'un autre va au-delà de ce contact. Le contact en tant que sensation fait partie du monde de la lumière.
Mais ce que est carressé n'est pas touché à proprement parler.
Ce n'est pas le velouté ou la tièdeur de cette maisn donnée dans le contact que cherche da caresse.
Cette recherche de la carresse en constitue l'essence par le fait que la carresse ne sait pas ce qu'elle cherche. Ce 'ne pas savoir', ce désordonné fondamental en est l'essential.
Elle est comme un jeu avec quelque chose qui se dérobe, et un jeu absolument sans projet ni plan, non pas avec ce que peut devenir nôtre et nous, mais avec quelque chose d'autre, toujours inacesible, toujours á venir.
La carresse est l'attente de cet avenir pur, sans contenu.
Elle est faite de cet accroissement deafim, de promesseds toujours plus riches, ouvrant des perspectives nouvelles sur l'insaisissable"...
Le Temps etl'Autre Émmanuel Levinas
"Le préface de ce petit livre où l'érotisme représenté, sans détour, ouvrant sur la conscience d'une déchirure, est pour moi l'occasion d'un appel que je veux pathétique. Non qu'il soit à mes yeux surprenant que l'ésprit se détourne de lui-même et, pour ainsi dire se tournant de dos, devienne dans son obstination la caricature de la vérité. Si l'homme a besoin du mensonge, après tout, libre à lui! L'homme, qui, peut-être, a sa fierté, est noyé par la masse humaine... Mais enfin: je n'oublierai jamais ce qui se lie de violent et de merveilleux à la volonté d'ouvrir les yeux, de voir en face ce qui arrive, ce qui est. E je ne savais rien du plaisir extrême, si je ne savais rien de l'êxtreme douleur"
Madame Edwarda, Georges Bataille.
Notas:
Esta declinação do Sujeito que o erotismo pressupõe me parece um modelo de Alteridade muito mais originário que o gesto ético.
domingo, 22 de agosto de 2010
Messianismos 1
"Selon le principe de la klésis messianique, une condition factuelle determinée est mise en relation avec elle-même- les pleurs sont tendus vers les pleurs, la joie vers la joie- et, de cette manière, revoquée et remise en question sans pour cela en altérer la forme. C'est pourquoi le texte de Paul sur la klêsis peut se conclure avec la phrase paragei gar to schema tou kosmou toutou" ( Cor 7, 31), "elle passe, la figure, la maniére d'être de ce monde"; en tendant toute chose vers elle-même sous la forme du comme non, le messianique ne fait pas que l'effacer simplement; au contraire, il la fait passer, il en prépare la fin. Le messianique n'est pas une autre figure, un autre monde; c'est le passage de la figure de ce monde".
Giorgio Agamben, Le temps que reste
" Ce qui est essentiel chez Paul ce n'est ni le dogme ni la théorie, mais au contraire l'expérience factuelle, la maniére dont les relations mondaines sont vécues ( der Vollzug, l'accomplissement, la maniére de vivre). (...) Il s'agit de parvenir à une nouvelle relation fondamentale. Celle-ci doit être produite selon le mode de l'accomplissement. Les signification existantesde la vie effective son vécues hõs mê, comme si non ( als ob nicht). Chacun doit demerer dans l'appel dans lequel il se trouve(...) on trouve ici un contexte de sens spécifique: les relations avec le monde environnat reçoivent leur sens non à partir de l'importance du contenu dont elles procèdent, mais au contraire la relation et le sens des significations vécues se déterminent originalement à partir de la manière dont ils sont vécues ( Vollzug)....) Ce qui est transformé, ce n'est pas le sens de la relation, et encore moins son contenu. Donc: le chrétien n'abandonne pas le monde. Si un homme a eté apelé comme esclave, il ne doit pas croire que sa libération implique un gain pour son être. L'esclave doit rester esclave. La condition mondaine dans laquelle il se trouve est indifférente. En tan que chrétien, l'esclave est libre de tout lien, et l'homme libre en tant que chrétien devient l'esclave de Dieu"
Heidegger, Introdução à fenomenologia da religião.
sábado, 3 de julho de 2010
http://www.oab-rj.org.br/forms/abaixoassinado.jsp
sexta-feira, 2 de julho de 2010
Do círculo

"Quant à moi, voici quelle sera mon alliance avec eux, dit Dieu: mon esprit qui est sur toi et mes paroles que j'ai placées dans ta bouche ne s'éloigneront pas de ta bouche, ni de la bouche de ta descendance, ni de la bouche de la descendance de ta descendance, dit Dieu, dès maintenant et pour toujours".
Isaías, 59:21.


" Le clair-obscur de la Révélation donne à penser la foi, non comme l'intrusion de l'irrationnel dans la pensée et la vie, mais comme une ouverture à une altérité irréductible à la connaissance sensible et rationelle. La Bible l'exprime dans son langage non conceptuel lorsqu'elle évoque l'impossibilité de soutenir le face-à-face avec Dieu. insi, lors de l'apparition divine au buisson ardent, "Moise se cacha le visage ( vaiéster Moché panav), craignant de regarder ieu" ( Ex. 3.6). Certains commentateurs en déduisent l'impossibilité de saisir l'essence divine par les sens. Ainsi, selon J. Albo, 'Il avait d'abord cru que c'était un phénomène naturel et il s'était approché pour l'observer. Mais lorsqu'il entendit les paroles :' Je suis le Dieu de ton père', il comprit qu'il était en présence d'un phénomène surnaturel. Il crainigt alors de le contempler car nos sens, loin de pouvoir servir à la perception de l'abstrait, l'entravent au contraire'.
(...) Moïse ne voit donc que le 'dos' ou encore les traces de la lumière divine, comment le comprendre? Tout comme une grande intensité lumineuse brûle les yeux imprudemment exposés à son irrécusable splendeur et les aveugle, nul ne peut, fût-il Moïse, prétendre regarder Dieu face á face. Le statut difficile de ce terme anthropomorphique- la Face- doit se penser en référence avec l'interdit de toute représentation- image, statue- de Dieu: la 'Face' divine reste en effet au-delà de toute captation humaine. (...) Le texte enseigne en effet que, tout en restant invisible, cette Face donne à voir, à ceux qui se tiennent en sa proximité, les traces de sa luminosité, elle-même insoutenable par un regard humain. Elle oriente les yeux sur le monde visible pour qu'ils s'y repèrent et voient aussi tout ce qui demeure dans l'ombre et la misère. (...) ( grifo meu). Or seul l'invisible rend cette vision possible, comme seule la clarté d'un soleil, lui-même interdit au regard, permet de distinguer dans un lieu obscur ce qui provoque admiraton ou effroi".
Catherine Chalier, Sagesse des sens
"In a exemplary study that draws on literature, sculpture and vase painting, François Frontisi-Ducroux has show how the Greeks conceived of the Gorgon, that horrid female head covered with serpents whose gaze produced death and which Perseus, with Athena's help, had to cutt off without seeing. First of all, the Gorgon does not have a face in the sense expressed by the Greek term prosopon, which etymologically means "what stands before the eyes, what gives itself to be seen". The prohibited face, which cannot be seen because it produces death, is for the Greeks a non-face and as such is never designated by the term prosopon. Yet for the Greeks this impossible vision is at same time absolutely inevitable. Not only is Gorgon's non-face represented innumerable times in sculpture and vase painting; the most curious fact concerns the mode of Gorgon's representation. ' Gorgon, the anti-face, is represented only through a face... in a ineluctable confrontation of gazes... this antiproposon is given over to the gaze in its fullness, with a clear demonstration of the signs of her dangerous visual effects.' Breaking with the iconographical tradition by which the human figure is drawn in vase painting only in profile, the Gorgon does not have a profile; she is always presented as a flat plate, without a third dimension- that is, not a real face but as an absolute image, as something that can only be seen and presented. The gorgoneion, which represents the impossibility of vision, is what cannot not be seen. "
Giorgio Agamben, Remnants of Auschwitz
"Pour Rosenzweig, tout peut bien différer entre le régime humain et le régime divin, mais, de façon théomorphique, la parole transcende la transcendance. (...) C'est par la parole que peut s'opérer la mobilisation des structures élémentaires mises a jour par la construction. L'ordre logique prend à rebours l'ordre réel qui est l'ordre de la parole et que la réversion-révélation restitue: 'le language réel présuppose les nversions internes des éléments élaborés dans le prémonde silencieux et la sortie de leurs fragments singuliers dans le (monde) manifeste ( ins Offenbare)'. Le 'manifeste', évidemment rapporté á la révélation ( Offenbarung), vient toujours-dejà parlerle silence prémondain, lá où un élément se fixe, où un dit peut se montrer, mathématique ou atistique, qui assemble en un but une unicité logique ou une forme plastique. La révélation représente une mutation du dit ( Gesprochenes) en dire ( Sprache). Ce dire ne peut être simplement rapporté à un 'contenu propre' et expressif. Il est 'parcours', 'voie'. Dans la révélation, la pensée parlante laisse ainsi se dédire la cohésion muette ou visible du prémonde. Par ce dédire révélant, s'oure un infini extérieur radicalement autre que 'l'infinitude recourbée sur soi-même de l'idéalisme".
Gérard Bensussan, Franz Rosenzweig, Existence et philosophie
"La relation sociale, le surplus de socialité qu'elle favorise, est donc tendue entre la relation éthique où l'Autrui me tient en otage et la guerre où je puis tenir Autrui en otage et le tuer. Entre guerre et paix, la relation sociale se cherche "concrètement", sans jamais trouver la juste place. Gradation, dégradation, rythmique plus ou moins juste, histoire lus ou moins juste qui fait transiter d'un involuntarisme où je suis tout à l'autre ( il y a un 'inconscient éthique", une inconscience 'obligée' de la relation éthique chez Lévinas, qui n'a rien á voir avec l'inconscient de la psychanalise) à ce volontarisme absolu où l'autre est tout à moi. Entre guerre et paix, entre volontarisme de la poussée et involuntarisme, le ton n'est pas le même, plus ou moins juste... Comme si la relation éthique pouvait se détourner, se retourner contre elle-même; non pas déclarer la guerre pour des raisons stratégiques mais se laisser emporter par la guerre. La poussée ravine et fissure la relation. Veut-on alors insinuer que la relation ne peut que se dégrader et solder par un jeu de massacre, par Auschwitz, ce "différend"- pour reprendre le terme de Lyotard- cette injustice radicale puisque la dialectique du maître et de l'esclave s'y est fracassée. Effondrement de la relation: pour le bourreau, il n'y avait même pas de victime, pour le nazi le Juif n'existait pas. Au champ, c'est la 'relation' qui fut concentrée au point de disparaître. Le champ de concentration invoque le refus de la décentration dont le champ de bataille était le théâtre".
Olivier Mongin, Droit, Paix, Guerre
"Toute relation sociale, comme une dérivée, remonte à la présentation de l'Autre au Même, sans aucun intermédiaire d'image ou de signe, par la sule expression du visage".
Emmanuel Lévinas.
sábado, 29 de maio de 2010

http://en.wikipedia.org/wiki/Jewish_demonology
A Aggadah é a in(formal), familiar, doméstica constatação de que o judaísmo é antes de tudo uma experiência comunitária que vê ( escuta) no diálogo com o Divino um ponto de partida, e não de chegada ( dogma, ou fundamento). Um patchwork de vivências e leituras, mas também das cesuras e suspensões sem a qual nenhum sentido se cristaliza; cada nuance introduzida no relato oral transmitido às crianças escava e incrusta na superfície da Lei as cicatrizes do tempo, do afeto e da polissemia: um templo alegórico vivo e mutante.
sexta-feira, 7 de maio de 2010
Escuta, Visão, Logos

"( )... à l'idée grecque d'un privilége du sens de la vue, idée que la philosophie a transmise à la culture occidentale, les penseurs qui se veulent attentifs à la source biblique de cette même culture opposent l'idée hébraïque de la primauté du sens de l'ouïe. La question d'une hiérarchie entre les sens impliquerait de penser une tension entre deux pôles de la culture. La critique de la noblesse du sens de la vue, principalement par les philosophes contemporains, en apelle en effet parfois au message biblique, gérnéralement connu à travers un prisme chrétien, pour revaloriser le sens de l'ouïe porteur, selon eux, d'une autre façon de penser et de vivre qu'il faudrait opposer à celle de la Grèce ou, à tout le moins, qui mériterait attention. Mais, en dépit des vois neuves qu'ils tracent, il n'est pas sûr que ce dénigrement du regard et ce désir de conférer une dignité philosophique aux possibilités de l'oreille donnet une idée pertinente de la complexité de la tradition hébraïque à ce sujet.
Celle-ci a sans doute valorisé l'écoute. La prière quotidienne et millénaire- Êcoute Israel, Chema Israël ( Deut. 6.4-9)- atteste de cette importance, jusqu'au seuil de la mort, puisque le désir du juif pieux est de mourir en prononçant ces mots une ultime fois. "Il existe des visions du monde et des écoutes du monde", affirme même David Cohen: la pensée de Israel appartient au second registre.
L'appel et la réponse- et non la répresentation ( grifo meu)- constituent en effet les deux paramètres indissociables du monde hébraïque d'existence à travers les âges, depuis Abraham jusqu'aux prophètes et, malgré l'extinction de la prophétie, jusqu'à maintenant encore. (...). L'idée d'écoute régit bien tous les aspects de la vie juive. Ainsi, en ce qui concerne l'éducation par exemple, lorsqu'un sage du Talmud veut attirer l'attention sur une réflexion ou encore souligner une difficulté, il dit: "entends à partir de là" ( chema mina), et quand le disciple n'a pas compris, il répond: "je n'ai pas entendu". L'importance indéniable de l'écoute dans la tradition hébraïque conduit même certains penseurs juifs à lui subordonner tout ce qui concerne le regard, fût-ce la beauté de la lumière: "La lumière n'es pas une fin ultime et absolue, mais un moyen d'atteindre une réalité qui la dépasse et qui, séparée, invisible et inattendue, s'adresse à l'oreille". Dès lors, l'essentiel du travail intellectuel et spirituel du juif consiste à mettre en oeuvre tous les moyens nécessaires à l'entente de la voix qui parle à l'oreille intérieure de chaque homme. Parmi ces moyens, il faut tenir bien sûr l'interprétation ininterrompue de la Torah, génération après génération, pour le vecteur essentiel puisqu'elle se base sur cette structure de l'appel- appel du verset- et de la réponse- le sens entendu et transmis. La pensée hébraïque est exclusivement une pensée fondée sur l'écoute, conclut D.Cohen: "tout s'entend", la création du monde constitue en effet un acte de parole, la révélation également, et "la fin des choses est que tout soit entendu".
(..) Cette tradition, traversée de courants de pensée et d'interprétation différents, acorde certes un rôle majeur et constant à la parole et à l'écoute, mais cela ne signifie ni qu'elle dévalorise nécessairement le sens de la vue ni qu'elle se contente de dresser un sens contre un autre. (...) Peut-onvraiment réfléchir aux possibilités du sens de la vue sans apprécier, en même temps, celles de l'ouïe et penser l'écoute en rejetant le regard? L'un et l'autre sens ne se relient-ils pas à un unique secret qui est celui du corps de l'homme? (...) Car il ne s'agit pas, comme le pensent certains mystiques, de désespérer du sensible et de s'arracher à lui, mais de percevoir comment l'alterité divine trace, en lui et par lui, un chemin vers elle. Ainsi, lorsque les prophètes dénoncent avec dureté la surdité et la cécité de l'homme, il ne s'agit pas seulement d'une plaidoirie en faveur de l'ouverture des coeurs au bien. Avant d epenser les yeux et les oreilles comme des métaphores, il faut en effet prendre au sérieux leurs potentialités sensorielles. Les prophètes exigent d'abord une autre écoute et un autre regard, une écoute et un regard qui restent de l'ordre du sensible car il existe, pour eux dejà, une connivence profonde entre le sensible et le spirituel.
(...) L'expression "lever les yeux", si fréquente dans la narration biblique, doit se penser dans cette perspective. (...) Certes, ceux que le fier ou le prudent désir de "voir par soi-même"
( épisode des explorateurs) anime ne savent pas contempler ainsi le monde, et leur regard est condamné, au même titre que le regard idolâtre porté sur le Veau d'or. Mais cela ne signifie pas une réprobation du regard en soi; Israël, en tant que peuple témoin, le sait. C'est pourquoi, indifférent à certaines accusations chrétiennes, il ne cesse de porter un regard sensible sur la lettre afin de veiller sur l'esprit, en sachant aussi que le clair-obscur de la révélation vaut mieux que la violence d'une lumière sans ombre. (...) L'invisibilité de Dieu évoqué dans la Bible ne signifie en effet pas l'absence de relation signifiante à lui. Cette invisibilité est d'abord celle d'une voix qui, à chaque instant, maintient le monde à l'existence. Or si l'homme ne perçoit pas la régence invisible et inaudible de l'univers, il peut néanmoins sentir sa proximité grâce à un regard et à une écoute attentifs à la vulnerabilité et à l'énigme de ce qui passe.( grifo meu).
(...) Le partage des sens ne résiste pas à l'examen, le regard sait aussi écouter et le visible se fait entendre. Les Hébreux "voient des voix" ( Ex.20, 15) au mont Sinaï, car seul l'appel lové au coeur même de ce que le regard découvre donne de voir. (...) L'éveil des sens au secret qui anime toute réalité- la présence du Verbe Créateur- caractérise l'ère messianique. Les sens animés par l'esprit seront alors capables de contempler et d'entendre ce qui, jusqu'ici, reste imperceptible. La lumière invisible de Dieu qui irradie dans l'univers ne souffrira plus de la désertion des regards humains. Dans cette ligne de pensée, certains sages vont alors jusqu'à dire que la destinée ultime des sens n'est pas l'anéantissement mais leur transfiguration. La chair verra et entendra enfin le visage de lumière".
Catherine Chalier, Sagesse des sens.
"Le texte du Talmud enseigne que Dieu sera 'assis au milieu des justes qui le désigneront du doigt'; c'est parce que, en ce monde, la matière est un rideau qui s'interpose entre Dieu et les justes; c'est là l'obstacle à cause duquel Dieu n'est pas entièrement perceptible pour eux, car alors aura disparu l'écran de la matiére, qui intercepte Dieu; ils Le montreront du doigt, car Il leur sera perceptible et devoilé; ils pourront dire que c'est bien lui"
O Maharal de Praga
"Porque em parte conhecemos, e em parte profetizamos; mas quando vier o que é perfeito, então o que é em parte será aniquilado. Quando eu era menino, falava como menino, sentia como menino, discorria como menino; mas quando cheguei a ser homem, acabei com as coisas de menino.
Porque agora vemos por espelho em enigma, mas então veremos face a face; agora conheço em parte, mas então conhecerei como também sou conhecido".
Primeira Carta de Paulo aos Coríntios, 13, 4-13.
sábado, 3 de abril de 2010
A rigor, todo judeu à época ( e católicos depois) se chamava ( e julgava) bar-Abbas, Filho do Pai. A hipótese mais verossímel para mim consiste em que o julgamento entre os dois Messias - pois Barrabas, sicário ou não, se enquadraria muito mais nas concepções judaicas da época de um Messias, um libertador que instaura uma nova ordem histórica, uma espécie de "redentorismo imanentista", se é que isso existe- foi uma invenção, um leitmotif para o anti-semitismo que foi a grande ferida narcísica da história da Igreja Romana, e que, portanto, Jesus e Barrabás eram um só mesmo. Mas o esencial a reter é a fascinante turbulência de um período que acolheu salvadores, milagreiros, tetrarcas sedentos de Poder, aspirações escatológicas, pedagogias gnósticas, seitas, etc Um verdadeiro Jacobean-revenge drama, mas em versão muralista: épocas e mundos , deuses e heróis confundidos, contundidos, contemporâneos de um único mundo, uma exuberantemente rica época, o judaísmo intertestamentário.
Fariseus, saduceus, essênios

"Le chapitre 12 de Marc et ses parallèles ( Mt 22, Lc 20) présentent un Jésus dialoguant avec des représentants de judaïsmes divers: pharisiens, hérodiens ( en l'occurrence, ils se trouvent liés) et sadducéens. On s'est demandé pourquoi les esséniens sont absents des Évangiles, au point que ceux-ci ne les mentionnent jamais. On sait que leur présence n'était pas restreinte à l'établissement de Qumrân; il y avait même une "porte des Esséniens" à Jérusalem. Jésus ne partageait-il pas les mêmes idées apocalyptques qu'eux, du moins en partie, si bien qu'on peut commenter l'"Apocalypse synoptique" à l'aide des prophéties récrites trouvées à Qumrân? Jésus ne partaget-il pas parfois le radicalisme eschatologique qui oppose un royaume de la lumiére à un royaume des ténébres?
Certains auteurs américains ont eu un grand succès médiatique en supposant que le silence des Évangiles sur les esséniens est dû au fait que Jésus lui-même fut essénien. Mais on trouve aussi des idées eschatologiques fortes chez les pharisiens, et quant au rigorisme avec lequel les esséniens, bien plus que les pharisiens, croyaient devoir accomplir la Loi de Moïse, Jésus ne le partage aucunement. Au lieu d'ajouter comme eux des précisions legales à la Torah, il la réduisit pratiquement à une sorte de noyau. (...). Les pharisiens sont le mouvement le plus proche de Jésus- c'est justement pourquoi il se heurte le plus à eux. La recherche considère les "assidéens" , opposition "piétiste" à la politique d'hellénisation, comme les prédécesseurs des pharisiens. L'auteur anonyme du Livre de Daniel serait leur porte-parole à l'époque de l'hellénisation teintée de Jérusalem. On leur attribue aussi les Livres de Judith, de Tobie et les Psaumes de Salomon, qui sont surtout remarquables pour le messianisme politique exprimé en 18-19.
Les pharisiens visaient surtout la sanctification de la vie laïque juive. Pour préciser ce que la Torah avait laissé en suspens, ils n'hésitaient pas à devenir des innovateurs: Josèphe , par exemple, parle des "règlements que les pharisiens ont introduits", un fait avoué par la Mishna dans Maaser shénie, 5, 15, etc L'intérêt de ces innovations semble être de rendre la Torah praticable. De quelque façon, les pharisiens étaient des humanistes. Ils tâchaient de mettre la Torah à la portée des hommes de leur temps. Tout en l'aggravant en maint détail, ils ont prévu une dispense formelle de l'année sabbatique ( le prozbol). Une autre sorte de sispense est critiquée par Jésus en Mc 7, 11 et parallèles ( en utilisant le terme correct, qorbân). En général, le Deutéronome est le modèle de la piété des pharisiens, tandis que la Loi de sainteté façonne celle des esséniens. Un exemple: le sabbat est-il fait pour l'homme ou bien l'homme pour le sabbat? La question rhétorique posée par Jésus en Mc 2, 27 ne caractérise nullement le pharisaïsme tel que nous le connaissons par ses propres sources; c'est l'essénisme qui fut rigide sur ce point: voir l'écrit de Damas, texte essénien, pour une réponse explicitement négative."
quinta-feira, 1 de abril de 2010
Autrement qu'être ou au-delà de l'essence???

"Si le visage ne peut s'écrire, se dire ni se représenter, il est cependant ce qui fonde la locution, l'inscription et la représentation: il est l'avènement du sens"
Jacques Cohen
O Face a Face lévinasiano, o Mitsein heideggeriano, um dia eles chegam lá, nem que seja no interstício, na conversa muro a muro entre vizinhas...
quarta-feira, 31 de março de 2010
Comentários
E uma das imagens mais perversas que já tive o prazer de vislumbrar é esta: o filho inocente se inocula ( uma vez que era inocente desde o Princípio, concebido aliás, segundo a fantasia místico-lisérgica de João, muito antes da própria Criação do Mundo) o vírus do pecado para redimir os pecadores ( bem, palavras minhas)... o consentimento do Cordeiro inocente em primeiro tornar-se maldição para nós... Sublime. Nem Sade, Bataille, Lautréaumont ou Oliviero Toscano foram tão imunda e gloriosamente longe.
ps: Da necessidade do “pecado ser pago na carne” é o que de mais lógico se depreende desta equação tanatológica: se o preço a pagar pelo pecado original é a finitude ( a extinção do corpo, da vida), é claro que o creditor exige a paga na mesma moeda do devedor, não? Na carne.
ps 2: Não há redenção possível sem passar pela morte,. É claro que o princípio de tudo é a Ressurreição, a Parousia etc, senão cairíamos numa imanência chula. Mas a passagem pela morte é a ponte da salvação; aliás, é o único caminho. A pia batismal paulina, encontrada em escavações, é um poço ( indivíduo), e não uma piscina, como para os essênios ( comunidade); mas este poço é a imagem simbólica do túmulo de Cristo.
Do Cristo morto

" De fato, é difícil não ver em certas passagens de Paulo alusões à narrativa reinterpretada de Abraão-Isaac na Gênesis. A afirmativa de Paulo na epístola aos romanos "Se Deus está conosco, quem estará contra nós? Quem não poupou o próprio Filho e o entregou por todos nós, como não nos haverá de agraciar em tudo junto com ele? ( 8:31-2)., se apóia em Gênesis 22-16: "Juro por mim mesmo, diz o Senhor; porque me fizestes isto, porque não me recusastes teu filho, teu único, eu te cumularei de bênçãos". O verbo grego usado por Paulo em conexão com Deus e Cristo (aqui respectivamente traduzido por "poupar" e "recusar") é textuamente o mesmo usado na versão septuaginta de Gênesis 22-16 a propósito de Abraão e Isaac; isto foi explicitamente reconhecido no século III por Orígenes, o maior especialista bíblico da Antiguidade. De novo, "Cristo nos resgatou... a fim de que a bênção de Abraão se estenda aos gentios" ( Gl 3:13-14) é coerente com Gênesis 22:18: "Por tua posteridade ( Isaac) serão abençoadas todas as nações da terra". A óbvia influência da história reformulada de Isaac na mente imaginativa de Paulo parece justificar a conjectura de que Gênesis 22 foi o texto aludido por ele sem citar capítulo e versículo: "Cristo morreu por nossos pecados, segundo as Escrituras" ( 1 Cor, 15:3). Isto também dá conta da predileção dos antigos padres da Igreja, entre eles Tertuliano, Cirilo de Alexandria e Agostinho em verem em Isaac uma prefiguração ou tipologia de Jesus.
Tendo descoberto o molde usado por Paulo para forjar sua teologia da morte expiatória de Jesus, torna-se mais fácil seguir o seu pensamento. Na visão de Paulo, "o salário do pecado é a morte"
(Rm 6:23)., e como morte foi e sempre será o fado do homem- "O último inimigo a ser destruído é a morte" ( 1 Cor 15:26)- decorre que todo ser humano deve necessariamente ter pecado. Porém, esta síndrome pecado-morte tomou uma forma e uma significação inteiramente novas, por causa da morte de Cristo na Cruz. Para Paulo, o Filho obediente e sem pecado de Deus fez-se à imagem da "carne pecaminosa" e ele, "que não conhecera o pecado, Deus o fez pecado" ( 2Cor 5:21). O propósito de Deus neste drama cruel era condenar o "pecado na carne" ( Rm 8:3)., submetendo Jesus à morte na Cruz. O Cristo crucificado primeiro consente em " maldição para nós" e depois nos resgata da "maldição da Lei" ( Gl, 1:4). Então, todo cristão que se une pela fé à morte de Cristo participa ( grifo meu) misticamente de sua morte e ressurreição. Nas próprias palavras de Paulo, " a caridade de Cristo nos compele, quando consideramos que um só morreu por todos e que, por conseguinte, todos morreram. Ora, ele morreu por todos a fim de que aqueles que vivem não vivam mais para si, mas para aquele que morreu e ressuscitou por eles" (2 Cor 5:14-15).
(...) O foco paulino é absoluto: a principal preocupação de Paulo não é o Senhor ressuscitado e glorificado, mas o Jesus que expirou na cruz. "Pois não quis saber de outra coisa entre vós a não ser Jesus Cristo, e Jesus Cristo crucificado" ( 1 Cor 2:2).
Geza Vermas, As várias faces de Cristo
