domingo, 21 de março de 2010

http://web.archive.org/web/20071030072944/www.jacquesderrida.com.ar/textos/adieu.htm
"Eu não posso, mesmo pelo pecado, me separar de Deus, que me contempla e me toca. O Mal, último recurso da ruptura, último invólucro do ateísmo, não é uma ruptura: o salmo 139 nos diz que este "invólucro" é indefeso. Deus atravessa as trevas do pecado. Ele não te larga, ele te captura. Estamos sempre expostos a Ele!"

A anticâmara do paraíso, N. Mandelstam
" La pensée de l'être n'est donc jamais, dans son dévoilement, étrangère à une certaine violence. Que cette pensée appairaisse toujours dans la différence, que le même ( la pensée (et) (de) l'être) ne soit jamais l'identique, cela signifie d'abord que l'être est histoire, se dissimule lui-même dans sa production et se fait originairement violence dans la pensée pour se dire et s'apparaître. Un être sans violence serait un être qui se produirait hors de l'étant: rien;non-histoire; non-production; non-phénoménalité. Une parole qui se produirait sans la moindre violence ne dé-terminerait rien, ne dirait rien, n'offrirait rien à l'autre; elle ne serait pas histoire et ne montrerait rien;à tous les sens de ce mot, et d'abord en son sens grec, ce serait une parole sans phrase"

Jacques Derrida, Violence et Métaphysique


A violência de que fala Derrida é: arrancar ao Nada um ser, algo de determinado, finito portanto. É neste interstício, é por obra deste écart que se instaura a linguagem: a linguagem é um esforço monumental para dizer/presentar ( mostrar) o ente que emergiu das trevas do Nada e que ainda lhe carrega os traços. Pourquoi il y a plutôt quelque chose que rien?
( Leibniz). A ligar com a observação contida no texto anterior, publicado abaixo aqui:
"Ainsi la réceptivité à la révélation n'est plus seulement disponibilité du Verbe divin mais expérience de l'aliénation volontaire de Dieu dans le signe, apprentissage de la distorsion originaire à laquelle Dieu s'efforce pour se manifester, prise de conscience d'un écart, d'un déplacement plus que d'une présence."

Mesma violência, mesmo parto, mesmo esforço sobre-humano para arrancar o sentido às trevas, a palavra ao tohu bohu, o ente ao Ser ( a Nada de determinado, portanto).

sábado, 20 de março de 2010

"Infelicidade àquele que chamam ao Mal de Bem e o Bem de Mal, que transformam as trevas em luz e a luz em trevas, que transformam o amargo em doce e o doce em amargo".

Isaías, 5, 20.

Peraí.. isso já não é a crítica do último homem? E Paulo seria a resposta reativa ao niilismo, não o seu ultrapassamento, mas sua plenificação? Há de se escavar este palimpsesto, há que se reencontrar os soterrados Isaías, Oséias, Ezequiel sob os escombros de Paulo, Tertuliano, Constantino..

sexta-feira, 19 de março de 2010

Traduções






"(...) Contre la conception d'une humanité condamnée à ânonner l'alphabet divin, ou- ce qui revient au même- à la fonction d'émetteur/récepteur, Benjamin et Hamann fondent la possibilité d'écouter, de parler, la possibilité d'une authentique expérience de la langue dans sa médiacité même, dans ce que Benjamin apelle son langage.
'La première apparition et la première jouissance de la nature se rencontrent en cette parole: Que la lumière soit! C'est ainsi que commence la sensation de la présence des choses'. La puissance théorique de Hamann est sans doute d'avoir su dissocier l'essence de la révelation de son immédiaticité. S'il affirme la coïncidence dans la parole divine de sa manifestation et de sa présence, il en conditionne l'accès simultanément à la foi humaine et à l'engagement divin.
'L'inspiration de ce livre est une humiliation et une condescendance divine aussi complète que la création du Père et que l'incarnation du Fils'. Le processus de la révelation n'est pas simple émanation mais véritablement défiguration à quoi Dieu condescend pour se faire connaître. De même le monde ne s'offre à déchiffrer que pour celui qui saura l'appréhender "dans" la parole divine. Ainsi la réceptivité à la révélation n'est plus seulement disponibilité du Verbe divin mais expérience de l'aliénation volontaire de Dieu dans le signe, apprentissage de la distorsion originaire à laquelle Dieu s'efforce pour se manifester, prise de conscience d'un écart, d'un déplacement plus que d'une présence. L'essence de la révélation est traduction dont participe la parole humaine:
'Parler c'est traduire d'une langue angélique en une langue humaine, c'est-à-dire, transposer des pensées en mots, des choses en noms, des images en signes'(Aesthetica in nuce. Le nom que l'homme donne aux choses mesure la distance qui le sépare du Verbe divin, divin peut-être mais parodique, puisqu'il n'est dejà que l'expression dégradée du Souffle premier. Ce mouvement de traduction en cascade, de règne en règne- le divin, l'angélique, l'humain- est un processus sans origine. Et si Hamann ne met pas en cause l'idée qu'il en existerait un garant ultime, il prive néanmoins le langage de réferent ultime, il livre la créature au vertige d'une parole perpétuellement transfuge, s'échevelant à la poursuite de l'innommable, de ce qui est devenu inaudible à force d'être innommable. 'La création est un discours adressé à la créature par la créature; car un jour le dit à l'autre et une nuit l'annonce à l'autre. Son mot passe de climat en climat jusqu'au bout du monde, et dans chaque dialect on entend sa voix. Mais la faute peut en être où l'on voudra ( en nous ou en dehors de nous): nous n'avons plus rien d'autre à notre disposition dans la nature que des vers mêlés, que les disjecti membra poetae'.

Chez Benjamin comme chez Hamann il y aurait donc le même vertige devant l'absence de tout réferent ( réel ou symbolique), le même funambulisme d'une écriture qui doit produire elle-même sa propre condition de possibilité, a savoir ce médium, cette communicabilité que faute de pouvoir supposer elle projette en avant d'elle, dans l'incessant processus de transfert où chaque mot traduit celui qui le précède, dans l'interminable mouvement d'auto-traduction qui entraîne l'écriture, qui la tire en avant, qui en fait ce trafic qu'elle est. (...) Il ne faut pas cesser de traduire, au même titre exactement que la nature ne cesse pas d'inventer de nouvelles formes, parce qu'aucun fond, aucune origine ne nous précède et que la vie ne peut s'inventer que par anticipation, en se devançant elle-même, dans une progression en perpétuel déséquilibre, dans une tension qui lui tient lieu de fondement. ( grifo meu). C'est de même, par une sorte d'horreur motrice devant la pétrification instante du sens, devant le visage que tourne alors vers lui la langue, devant cette inexpressivité soudain des mots en lui que Benjamin écrit pour traduire la langue même, pour préserver en elle cette communicabilité qui est sa vie. A travers le glissement du motif de la communicabilité à celui de la traductibilité, il s'avère que cette "réalité dernière, inexplicable, mystique", que Benjamin apelle langage ou médium n'est pas l'origine inaccessible d'une langue perdu mais l'objet d'une construction incessante, l'oeuvre en cours elle-même. Langage, ce lieu qui n'est jamais donné mais toujours à construire comme la condition de toute communauté, de toute communication, de toute traduction aussi bien."

Catherine Perret


http://plato.stanford.edu/entries/hamann/

quarta-feira, 17 de março de 2010

Odes: nec tamen consumebatur, Exodus, 3:2.






"Père, arrache de moi ce corps et cette âme pour en faire des choses à toi et ne laisse subsister de moi éternellement que cet arrachement lui-même"

Simone Weil


La noche escura, São João da Cruz
En una noche oscura,
Con ansias en amores inflamada,
(¡oh dichosa ventura!)
salí sin ser notada,
estando ya mi casa sosegada.

A oscuras y segura,
por la secreta escala disfrazada,
(¡oh dichosa ventura!)
a oscuras y en celada,
estando ya mi casa sosegada.

En la noche dichosa,
en secreto, que nadie me veía,
ni yo miraba cosa,
sin otra luz ni guía
sino la que en el corazón ardía.

Aquésta me guïaba
más cierta que la luz del mediodía,
adonde me esperaba
quien yo bien me sabía,
en parte donde nadie parecía.

¡Oh noche que me guiaste!,
¡oh noche amable más que el alborada!,
¡oh noche que juntaste
amado con amada,
amada en el amado transformada!

En mi pecho florido,
que entero para él solo se guardaba,
allí quedó dormido,
y yo le regalaba,
y el ventalle de cedros aire daba.

El aire de la almena,
cuando yo sus cabellos esparcía,
con su mano serena
en mi cuello hería,
y todos mis sentidos suspendía.

Quedéme y olvidéme,
el rostro recliné sobre el amado,
cesó todo, y dejéme,
dejando mi cuidado
entre las azucenas olvidado.



Sacré!!

A l'avance, les syllabes de ce mot sont chargées d'angoisse, le poid qui les charge est celui de la mort dans le sacrifice...
Notre vie tout entière est chargée de mort...
Mais, en moi, la mort définitive a le sens d'une étrange victoire. Elle me bagne de sa lueur, elle ouvre en moi le rire infiniment joyeux: celui de la disparition!...

Si je ne m'ètais, en ces quelques phrases, enfermé dans l'instant où la mort détruit l'être, pourrais-je parler de cette "petite mort", oÙ sans vraiment mourir, je m'affaisserai dans le sentiment d'un triomphe!"

Georges Bataille, Les larmes d'Eros.


"La condition des morts n’est point notre souci, ni celle du failli.
L’intempérance est notre règle, l’acrimonie du sang notre bien-être.
Et au-delà, et au-delá, qu’est-il rien d’autre que toi-même? — qu’est-il rien d’autre que d’humain? ... Minuit en mer après Midi... Et l’homme seul comme un gnomon sun la table des eaux . . . Et les capsules de la mort éclatent dans sa bouche."


Saint-John Perse, Anabase

terça-feira, 16 de março de 2010

Dor, prece, Morte












O povo responsável pela revolta dos escravos na Moral, pois é, pois é ...